Kératose séborrhéique : comment la traiter au laser CO2 ?

par Nicolas COSTA | 25 Sep 2026

Article validé par le Docteur Costa, médecin esthétique à Lyon. Les images présentées dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne garantissent pas un résultat identique.

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Une kératose séborrhéique est une lésion cutanée bénigne fréquente, souvent brune, beige ou noirâtre, qui peut devenir gênante lorsqu’elle est visible, en relief ou soumise aux frottements. Lorsqu’un médecin a confirmé le diagnostic, le laser CO2 peut faire partie des traitements proposés pour retirer certaines kératoses séborrhéiques de manière ciblée, notamment dans le cadre d’une prise en charge spécialisée à Lyon.

Ce laser ablatif agit en vaporisant le tissu de la lésion. Son intérêt dépend toutefois de plusieurs éléments : localisation, épaisseur, nombre de lésions, phototype et résultat esthétique recherché. Surtout, une lésion pigmentée ou atypique ne doit pas être détruite au laser sans avoir été correctement identifiée.

Le traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2 soulève donc des questions très concrètes : comment se déroule la séance, quelles sont les suites, combien de temps dure la cicatrisation et existe-t-il un risque de marque ? Avant de parler technique, il faut d’abord comprendre précisément ce que l’on traite.

Qu’est-ce qu’une kératose séborrhéique ?

La kératose séborrhéique est une lésion cutanée bénigne de l’épiderme. Elle ne nécessite pas systématiquement de traitement, mais son relief, sa couleur ou sa localisation peuvent motiver une demande d’ablation, notamment sur le visage ou une zone de frottement.

À quoi ressemble une kératose ou « verrue séborrhéique » ?

Elle se présente souvent comme une papule ou une plaque bien délimitée, beige, brune ou parfois très foncée, avec une surface cireuse, rugueuse ou donnant l’impression d’être « collée » à la peau. Les lésions peuvent être isolées ou multiples et deviennent plus fréquentes avec l’âge.

L’expression « verrue séborrhéique » reste employée, mais elle est trompeuse : la kératose séborrhéique n’est pas une verrue virale. Il s’agit d’une prolifération bénigne de l’épiderme.

Une kératose séborrhéique peut se développer sur différentes zones du corps, notamment le visage, le cou, le décolleté, le thorax ou le dos. Son apparence varie suffisamment pour qu’un examen médical reste nécessaire lorsqu’un doute existe.

Pourquoi enlever une kératose séborrhéique si elle est bénigne ?

L’ablation peut être envisagée lorsqu’une lésion gêne esthétiquement, s’irrite, démange ou subit des frottements répétés. En revanche, une kératose séborrhéique stable et non gênante peut parfaitement ne pas être traitée.

La première question n’est donc pas « comment l’enlever ? », mais « faut-il réellement l’enlever ? ». Avant d’envisager un laser CO2 à Lyon ou une autre méthode, une étape reste non négociable : confirmer que la lésion observée est bien une kératose séborrhéique.

Avant le laser CO2 : confirmer qu’il s’agit bien d’une kératose séborrhéique

Avant tout traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2, le diagnostic doit être suffisamment établi. Une lésion pigmentée peut parfois ressembler à une kératose bénigne alors qu’elle relève d’une autre prise en charge ; détruire directement le tissu au laser peut alors empêcher ou compliquer l’analyse histologique qui aurait été nécessaire.

Pourquoi une lésion pigmentée ne doit-elle pas être laserisée sans diagnostic ?

La dermoscopie apporte au médecin des informations supplémentaires pour distinguer une kératose séborrhéique d’autres lésions. Dans une étude portant sur 134 mélanomes présentant cliniquement un aspect évocateur de kératose séborrhéique, près de 40 % étaient initialement classés comme bénins par les participants. L’utilisation de la dermoscopie améliorait la précision diagnostique de 60,9 % à 68,1 % et la sensibilité de 61,9 % à 74,5 % selon l’étude originale publiée dans JAMA Dermatology.

Ces résultats ne signifient absolument pas qu’une kératose séborrhéique se transforme habituellement en mélanome. Ils montrent un autre problème : certaines lésions différentes peuvent en imiter l’apparence, y compris lorsqu’elles sont examinées par des professionnels expérimentés.

Une autre étude portant sur 9 204 prélèvements adressés en anatomopathologie avec un diagnostic clinique comprenant une kératose séborrhéique a identifié 61 mélanomes, soit 0,66 %. Là encore, ce pourcentage ne mesure pas un risque de transformation d’une kératose ; il illustre la possibilité d’une confusion clinique, comme le montre cette étude publiée dans Archives of Dermatology.

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Kératose séborrhéique, lentigo, kératose actinique ou mélanome ?

Quelques caractéristiques constituent des repères généraux, mais elles ne permettent jamais de s’autodiagnostiquer.

LésionAspect fréquentPoint d’attention
Kératose séborrhéiqueSouvent en relief, beige à brune, surface rugueuse ou cireuseLésion bénigne, mais certaines formes pigmentées sont trompeuses
Lentigo solaireTache généralement plate et brunePeut être confondu avec une kératose plane
Kératose actiniqueSurface rugueuse ou squameuseNécessite une évaluation médicale
MélanomeAspect, contours et couleurs variablesToute suspicion nécessite un diagnostic médical

Le cabinet explique également cette nécessité de différencier les lésions dans sa page consacrée au traitement laser des lentigos à Lyon. Une tache brune n’est pas automatiquement un lentigo ; de la même manière, une excroissance brune en relief n’est pas automatiquement une kératose séborrhéique.

Micro-diagnostic : si une lésion a récemment changé d’aspect, augmenté rapidement de taille, saigné spontanément ou devient difficile à identifier, la priorité n’est pas de choisir un laser. Elle est d’abord de déterminer précisément sa nature.

Si vous êtes dans ce cas, un examen médical permet d’éviter une mauvaise indication et de déterminer si un traitement laser à Lyon peut réellement être envisagé.

Comment le laser CO2 enlève-t-il une kératose séborrhéique ?

Le laser CO2 est un laser ablatif : son énergie est absorbée par l’eau contenue dans les tissus et permet de vaporiser de manière contrôlée le tissu ciblé. Pour une kératose séborrhéique, l’objectif consiste donc à agir sur la lésion elle-même plutôt qu’à traiter indistinctement la peau environnante.

Un laser ablatif qui vaporise le tissu ciblé

Le mécanisme peut être résumé simplement :

Énergie du laser CO2 → absorption par l’eau → échauffement localisé → vaporisation du tissu ciblé

Cette propriété permet d’utiliser le laser CO2 pour traiter les kératoses séborrhéiques sélectionnées. Dans un essai randomisé publié en 2021, 30 patients possédant chacun quatre kératoses séborrhéiques faciales comparables ont reçu quatre traitements différents : cryothérapie, électrodessiccation, laser CO2 et laser Er:YAG. Les résultats sont détaillés dans l’étude clinique publiée dans Dermatologic Therapy.

Une ablation ciblée n’est pas un resurfacing complet du visage

Traiter une kératose séborrhéique au laser CO2 ne revient pas à réaliser un resurfacing au laser CO2 de l’ensemble du visage. Dans le premier cas, le geste est focalisé sur une ou plusieurs lésions sélectionnées ; dans le second, une surface cutanée plus importante est traitée pour agir notamment sur sa texture.

Cette distinction est importante. La technologie peut être similaire, mais l’indication, la surface traitée, les paramètres et les suites ne sont pas identiques.

La précision de l’appareil ne suffit toutefois pas à déterminer si le traitement est pertinent. Épaisseur, localisation, nombre de lésions et phototype doivent encore être pris en compte.

traitement laser kératose séborrhéique lyon

Quelles kératoses séborrhéiques peuvent être traitées au laser CO2 ?

Le laser CO2 peut être envisagé pour traiter les kératoses séborrhéiques correctement diagnostiquées, en particulier lorsque leur relief ou leur localisation entraîne une gêne esthétique. Une kératose séborrhéique peut apparaître sur différentes zones, et il n’existe pas de règle automatique selon laquelle toute lésion bénigne en relief devrait être traitée au laser.

Plusieurs facteurs interviennent dans le choix de la lésion à traiter : sa taille, son épaisseur, sa localisation, le nombre de lésions, le phototype et le résultat esthétique recherché. La décision doit donc être adaptée à chaque patient.

Kératose séborrhéique du visage : une demande fréquente

Certaines zones particulièrement visibles, comme le visage ou le décolleté, concentrent naturellement une partie des demandes de traitement en raison de leur impact esthétique. L’essai randomisé de 2021 portait précisément sur des kératoses séborrhéiques faciales et confirme que le laser CO2 constitue une option thérapeutique parmi plusieurs méthodes possibles.

Au cabinet du Dr Costa à Lyon, l’indication doit tenir compte des caractéristiques de la lésion et du patient plutôt que de la seule volonté de la faire disparaître.

Taille, épaisseur et nombre de lésions comptent

Une petite kératose séborrhéique en relief ne pose pas les mêmes contraintes qu’une lésion très épaisse, étendue ou qu’un ensemble de nombreuses kératoses. La méthode doit donc être adaptée au cas par cas.

Le nombre de lésions intervient également dans l’organisation du traitement. Retirer une kératose isolée et prendre en charge plusieurs zones n’impliquent pas nécessairement le même geste ni les mêmes suites.

Pourquoi le phototype doit-il être pris en compte ?

Le phototype, c’est-à-dire la manière dont la peau réagit notamment au soleil et à la pigmentation, fait partie des éléments examinés avant un traitement ablatif. Les modifications pigmentaires post-inflammatoires sont davantage surveillées sur certaines peaux, en particulier lorsque leur pigmentation est plus importante.

Cela ne signifie pas qu’un laser CO2 est automatiquement exclu pour les phototypes foncés. Cela signifie que l’indication, les paramètres et l’information donnée au patient doivent tenir compte de ce risque.

Laser CO2, cryothérapie ou curetage : quelle méthode choisir ?

Il n’existe pas de traitement universellement supérieur pour toutes les kératoses séborrhéiques. Le choix entre laser CO2, cryothérapie, curetage ou électrodessiccation dépend du relief de la lésion, de sa localisation, du phototype, du résultat esthétique recherché et de la nécessité éventuelle de conserver du tissu pour analyse.

TechniquePrincipeAtout principalPoint de vigilance
Laser CO2Vaporisation cibléePrécision pour certaines lésions sélectionnéesCicatrisation et risque pigmentaire
CryothérapieDestruction par le froidTechnique rapideDyschromie ou résultat incomplet possibles
CuretageRetrait mécaniqueAdapté à certaines lésions en reliefPlaie superficielle et soins locaux
ÉlectrodessiccationDestruction thermiqueEfficacité documentéeSuites locales variables

Dans l’essai randomisé sur 30 patients et 120 lésions faciales, l’amélioration globale évaluée huit semaines après le traitement était significativement meilleure avec le laser CO2, l’Er:YAG et l’électrodessiccation qu’avec la cryothérapie (p < 0,001). En revanche, aucune différence significative n’était retrouvée entre ces trois premières techniques, selon les résultats publiés par les chercheurs.

Autrement dit, l’étude ne démontre pas que le laser CO2 est « le meilleur traitement » dans toutes les situations. Elle montre qu’il constitue une option efficace lorsqu’il est comparé à plusieurs traitements classiques.

Le vrai arbitrage n’est donc pas de désigner un vainqueur théorique. Il consiste à choisir la technique la plus pertinente pour la lésion examinée, avec ses avantages mais aussi ses contraintes.

kératose séborrhéique et phototypes

Comment se déroule le traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2 ?

Le traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2 est un geste ciblé. Après avoir confirmé la nature bénigne de la lésion, le médecin utilise le laser pour vaporiser progressivement le tissu à traiter ; le protocole dépend de la taille, de l’épaisseur, de la localisation et du nombre de lésions.

La consultation permet-elle de confirmer l’indication du laser CO2 ?

Oui. Lors d’une consultation à Lyon, le médecin vérifie le diagnostic et apprécie les caractéristiques de la lésion, le phototype et les éventuels facteurs susceptibles d’influencer le traitement ou la cicatrisation.

Cette étape change parfois complètement la décision. Lorsqu’une lésion présente un caractère atypique ou lorsqu’une analyse histologique est souhaitable, une destruction immédiate au laser CO2 n’est pas forcément la meilleure solution.

Le traitement au laser CO2 nécessite-t-il une anesthésie ?

Une anesthésie locale ou topique peut être utilisée en fonction de la situation et du protocole retenu. Une étude croisée menée sur 16 patients traités par laser CO2 pour des kératoses séborrhéiques a comparé deux techniques d’anesthésie locale et retrouvé un contrôle de la douleur comparable, selon l’étude clinique consacrée à cette question.

Dans l’essai comparatif de 2021, la douleur et la sensation de brûlure après traitement étaient décrites comme faibles pour les quatre méthodes évaluées, dont le laser CO2.

Combien de temps dure une séance de laser CO2 ?

Il n’existe pas de durée universelle valable pour tous les traitements. Une kératose séborrhéique isolée ne représente pas le même geste qu’un traitement portant sur plusieurs lésions ou plusieurs zones.

La durée peut donc être précisée après examen. Cette approche est plus pertinente qu’une fourchette théorique qui ne tiendrait compte ni du nombre ni des caractéristiques des lésions.

Si vous souhaitez savoir si votre lésion peut relever d’un traitement par laser CO2 à Lyon, une consultation auprès du Dr Costa permet d’évaluer l’indication avant de choisir la technique. Certains traitements nécessitant un plateau technique spécifique sont réalisés au Centre Lasers Dermatologiques de Lyon.

Quelles sont les suites après un laser CO2 sur une kératose séborrhéique ?

Après le traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2, la peau entre dans une phase normale de réparation. Rougeur, sensibilité locale et formation d’une petite croûte peuvent notamment être observées ; leur intensité et leur durée dépendent du geste réalisé et du patient.

Rougeur, croûte et cicatrisation : que se passe-t-il après le laser CO2 ?

Le laser CO2 ablatif retire le tissu ciblé et laisse une zone cutanée superficielle qui doit cicatriser. L’apparence immédiatement après la séance ne doit donc pas être confondue avec le résultat esthétique final.

Dans l’étude randomisée portant sur les kératoses séborrhéiques faciales, les chercheurs ont évalué la pigmentation, la texture, la cicatrisation, la douleur, les brûlures et l’érythème huit semaines après les interventions. Aucun érythème prolongé n’a été observé dans les groupes étudiés.

Le processus peut être résumé de manière simple :

Laser CO2 → vaporisation de la lésion → réparation cutanée → disparition progressive de la rougeur → évaluation du résultat

Quels soins après le laser CO2 ?

Les soins précis sont ceux indiqués par le médecin après la séance. De façon générale, une zone récemment traitée doit être protégée, manipulée avec précaution et une éventuelle croûte ne doit pas être arrachée prématurément.

La photoprotection prend également une place importante après un traitement laser. Une inflammation récente peut favoriser des variations pigmentaires, particulièrement chez certaines peaux.

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Peut-on travailler et sortir normalement après la séance ?

Cela dépend de la zone, du nombre de lésions et de leur visibilité. Une petite zone traitée peut être compatible avec les activités habituelles, mais une rougeur ou une croûte reste susceptible d’être visible pendant la cicatrisation.

Micro-diagnostic : si vous avez un événement important dans les jours qui suivent, ne raisonnez pas uniquement en termes de douleur ou d’arrêt d’activité. Le véritable point à anticiper peut être la visibilité temporaire de la zone traitée.

Quand le résultat devient-il visible ?

La disparition de la kératose séborrhéique et le résultat esthétique final sont deux choses différentes. La lésion peut avoir été vaporisée alors que la peau reste rosée ou présente encore une variation de pigmentation pendant la réparation.

Le traitement doit donc être jugé après cicatrisation, et non dans les premiers jours. Reste ensuite à savoir quelle efficacité peut raisonnablement être attendue du laser CO2.

Quels résultats attendre du laser CO2 sur une kératose séborrhéique ?

Le laser CO2 peut obtenir une amélioration importante de certaines kératoses séborrhéiques, mais aucun résultat individuel ne doit être garanti. L’efficacité dépend notamment du relief, de l’épaisseur, du nombre et de la localisation des lésions.

Que montrent les études sur le laser CO2 ?

Dans l’essai randomisé déjà cité, les 30 participants possédaient chacun quatre kératoses séborrhéiques faciales similaires, soit 120 lésions réparties entre cryothérapie, électrodessiccation, laser CO2 et Er:YAG. À huit semaines, l’amélioration globale était significativement supérieure avec le CO2, l’Er:YAG et l’électrodessiccation par rapport à la cryothérapie.

La satisfaction des patients était également significativement plus faible avec la cryothérapie que dans les trois autres groupes. En revanche, l’étude ne retrouvait pas de différence significative d’efficacité entre CO2, Er:YAG et électrodessiccation.

Une séance de laser CO2 suffit-elle toujours ?

Pas nécessairement. La nécessité d’un traitement complémentaire dépend de la kératose séborrhéique, de son épaisseur et du résultat obtenu après la première intervention.

Dans la majorité des cas, l’objectif est d’obtenir un résultat satisfaisant avec le traitement le plus limité possible, sans multiplier les séances par principe. Le nombre de séances ne peut toutefois pas être déterminé de façon identique pour chaque patient avant d’avoir évalué la lésion et sa réponse au traitement.

Le raisonnement pratique est donc le suivant :

Diagnostic → indication du CO2 → traitement → cicatrisation → évaluation du résultat → éventuelle prise en charge complémentaire

Une kératose séborrhéique peut-elle revenir après le laser CO2 ?

Une kératose séborrhéique peut récidiver sur une zone déjà traitée, même si cela n’est pas systématique. Une nouvelle lésion peut apparaître ailleurs avec le temps, sans que cela signifie que le traitement précédent a échoué.

Les données disponibles ne permettent pas de donner un taux universel de récidive après laser CO2 suffisamment robuste pour prédire le résultat d’un patient donné. Mieux vaut donc éviter les pourcentages artificiellement précis.

Le laser CO2 peut-il laisser une cicatrice ou une tache ?

Oui, une modification de pigmentation ou une cicatrice après laser CO2 est possible, mais reste peu courante lorsque l’indication est bien posée et le traitement correctement réalisé. Le risque dépend notamment de la profondeur du geste, de la zone traitée, du phototype et de la cicatrisation.

Hyperpigmentation et hypopigmentation : quels risques après le laser CO2 ?

Après une inflammation cutanée, la peau peut temporairement devenir plus foncée : on parle d’hyperpigmentation post-inflammatoire. Une diminution de pigmentation peut également survenir.

Dans l’étude consacrée spécifiquement aux kératoses séborrhéiques faciales, aucune différence significative de pigmentation ou de texture n’était retrouvée entre laser CO2, Er:YAG, électrodessiccation et cryothérapie huit semaines après traitement.

Une étude rétrospective portant sur 500 patients ayant subi un resurfacing CO2 de 1 589 régions faciales a observé une hyperpigmentation chez 37 % des patients, avec une fréquence supérieure pour les phototypes plus foncés. L’hypopigmentation et les cicatrices concernaient moins de 1 % de cette population, selon l’étude portant sur 500 patients traités au laser CO2.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : ils concernent un resurfacing facial, pas l’ablation focale d’une petite kératose séborrhéique. Une surface traitée importante et une petite lésion isolée ne peuvent pas être considérées comme deux procédures équivalentes.

Le laser CO2 laisse-t-il une cicatrice ?

Le risque zéro n’existe pas, mais cela ne signifie pas que la cicatrice constitue une suite habituelle de l’ablation d’une kératose. Une indication correctement choisie, des paramètres appropriés et le respect de la cicatrisation contribuent à réduire le risque.

Cette nuance est importante : demander qu’un traitement soit « absolument sans marque » revient à demander une garantie que la médecine ne peut pas sérieusement donner. L’objectif réaliste est d’obtenir le meilleur compromis entre disparition de la lésion, cicatrisation et résultat esthétique.

Quand le laser CO2 n’est-il pas la bonne solution pour une kératose séborrhéique ?

Le laser CO2 n’est pas systématiquement indiqué pour une kératose séborrhéique. Lorsque le diagnostic reste incertain, qu’une analyse histologique paraît nécessaire ou que les caractéristiques de la lésion rendent une autre technique plus pertinente, le médecin peut décider de ne pas la vaporiser.

Pourquoi un doute diagnostique peut-il faire renoncer au laser CO2 ?

Le laser CO2 détruit le tissu traité. Si une lésion pigmentée possède un aspect inhabituel, évolue rapidement ou ne correspond pas clairement à une kératose séborrhéique, conserver un prélèvement destiné à l’analyse peut devenir prioritaire.

L’étude portant sur 9 204 prélèvements et ayant retrouvé 61 mélanomes parmi des lésions dont le diagnostic clinique comprenait une kératose séborrhéique illustre précisément cette difficulté. Le message à retenir n’est pas qu’une kératose devient cancéreuse, mais qu’une autre lésion peut parfois lui ressembler.

Dans quels autres cas faut-il envisager une alternative ?

Une autre approche peut notamment être discutée lorsque :

  • la kératose séborrhéique est atypique ou difficile à identifier ;
  • une biopsie ou une analyse histologique apparaît nécessaire ;
  • la taille, l’épaisseur ou la localisation rendent une autre technique préférable ;
  • le phototype ou le risque pigmentaire nécessitent une prudence particulière ;
  • le bénéfice attendu de l’ablation reste inférieur aux contraintes du traitement.

Le laser CO2 est donc un outil, pas une réponse automatique. C’est précisément cette sélection des indications qui permet d’éviter de traiter une lésion simplement parce qu’un laser est disponible.

Traitement des kératoses séborrhéiques au laser CO2 à Lyon

Le traitement des kératoses séborrhéiques au laser CO2 à Lyon peut être envisagé lorsque la lésion a été clairement identifiée et que son ablation présente un intérêt esthétique ou fonctionnel. Le Dr Costa évalue l’indication lors d’une consultation puis détermine si le laser CO2 constitue une option adaptée.

Où le traitement au laser CO2 est-il réalisé ?

Le Dr Costa réalise certains traitements nécessitant un plateau technique spécifique au Centre Lasers Dermatologiques de Lyon. Le choix de l’appareil, de la méthode et des paramètres dépend des caractéristiques de la kératose séborrhéique, de sa localisation et du patient.

Cette approche évite de considérer le laser CO2 à Lyon comme un protocole identique pour tout le monde. L’objectif est de rechercher le meilleur équilibre entre efficacité du traitement, sécurité et résultat esthétique.

Questions fréquentes sur la kératose séborrhéique et le laser CO2

Le laser CO2 est-il efficace contre les kératoses séborrhéiques ?

Oui, le laser CO2 peut traiter efficacement certaines kératoses séborrhéiques correctement diagnostiquées. Dans un essai randomisé réalisé sur 30 patients et 120 lésions faciales, son efficacité globale était supérieure à celle de la cryothérapie à huit semaines et comparable à l’Er:YAG et à l’électrodessiccation. L’efficacité individuelle dépend néanmoins de la taille, de l’épaisseur, du nombre et de la localisation des lésions.

Une séance de laser CO2 suffit-elle ?

Une seule séance peut suffire pour certaines lésions, mais ce n’est pas systématique. Une kératose séborrhéique épaisse ou volumineuse, plusieurs lésions ou un résultat incomplet peuvent conduire à réévaluer la situation après cicatrisation. La nécessité d’une séance complémentaire doit donc être appréciée individuellement.

Le traitement d’une kératose séborrhéique au laser CO2 est-il douloureux ?

Le traitement peut provoquer une sensation de chaleur ou d’inconfort et une anesthésie peut être utilisée selon le geste prévu. L’étude menée chez 16 patients traités pour des kératoses séborrhéiques au CO2 montre qu’une anesthésie locale adaptée permet de contrôler la douleur. Dans l’essai randomisé de 2021, douleur et brûlure après les différentes interventions étaient faibles.

Combien de temps faut-il pour cicatriser après un laser CO2 ?

Il n’existe pas de délai identique pour tous les patients. La taille et la profondeur de la zone traitée, sa localisation et les caractéristiques individuelles de cicatrisation influencent l’évolution. Une rougeur ou une petite croûte peut rester visible alors que la kératose séborrhéique elle-même a déjà été retirée. Le résultat esthétique ne doit donc pas être jugé immédiatement.

Peut-on enlever une kératose séborrhéique du visage au laser ?

Oui. Le visage constitue justement la localisation étudiée dans l’essai randomisé comparant laser CO2, Er:YAG, électrodessiccation et cryothérapie. Le diagnostic préalable est particulièrement important sur une lésion pigmentée : la priorité reste de savoir ce que l’on traite avant de déterminer comment le trait

Une kératose séborrhéique peut-elle revenir après le laser CO2 ?

Oui, une récidive locale reste possible. Par ailleurs, retirer une kératose séborrhéique ne prévient pas l’apparition de nouvelles lésions ailleurs avec le temps. Une nouvelle lésion ne signifie donc pas nécessairement que le traitement précédent a échoué.

Où traiter une kératose séborrhéique au laser CO2 à Lyon ?

Le Dr Costa propose à Lyon une évaluation médicale des lésions susceptibles de relever d’un traitement au laser CO2. Le choix du traitement intervient après l’examen afin de vérifier la nature de la lésion et la pertinence du laser. Certains traitements laser sont réalisés au Centre Lasers Dermatologiques de Lyon, qui met à disposition le plateau technique nécessaire.

Traiter une kératose séborrhéique au laser CO2 : une indication à poser au cas par cas

Le laser CO2 peut être une solution efficace pour traiter les kératoses séborrhéiques sélectionnées, notamment lorsqu’elles sont visibles, en relief ou gênantes. La qualité du résultat dépend cependant autant du diagnostic initial et du choix de l’indication que de la technologie elle-même.

À Lyon, le Dr Costa évalue chaque lésion avant de proposer un traitement par laser CO2. Taille, épaisseur, localisation, phototype et résultat esthétique recherché sont pris en compte afin de déterminer la méthode appropriée.

Si une kératose séborrhéique vous gêne ou si vous souhaitez savoir si elle peut être retirée au laser, une consultation permet d’obtenir d’abord un diagnostic puis une proposition adaptée, plutôt que de choisir une technique avant même d’avoir identifié précisément la lésion. Vous pouvez consulter les informations du cabinet et du Centre Lasers Dermatologiques de Lyon pour connaître les modalités de prise en charge.

Docteur en Médecine (1997)
Diplômé du Collège International de Médecine Esthétique (CIME)
Diplôme Inter Universitaire (DIU) Européen de nutrition clinique et métabolique
Diplôme Inter Universitaire (DIU) Européen « Les lasers médicaux »
Diplôme inter Universitaire (DIU) « Traitement de la calvitie »
Diplôme Inter Universitaire (DIU) « Dépistage des cancers cutanés »
Membre du groupe Lasers de la Société Française de Dermatologie
Affilié à l’Association Française de Médecine Esthétique (AFME) et au Syndicat National des Médecins Esthétiques (SNME)

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